Les assises se sont tenues du 27 au 29 avril 2026 à Kinshasa, au Centre Culturel et Artistique pour les Pays d’Afrique Centrale, sous le thème : « Postes et télécommunications, vecteur de la croissance économique et du développement ». Elles ont réuni les pouvoirs publics, les opérateurs, les experts ainsi que les partenaires techniques et financiers. La cérémonie d’ouverture a été lancée par le chef de l'État, monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et clôturée par la Première ministre, madame Judith Suminwa. Présidant la cérémonie de clôture au nom du Chef de l’État, la Première ministre a salué la qualité des travaux et l’engagement des participants. Elle a insisté sur le caractère décisif de ces assises pour la modernisation du secteur.
Le Fonds de Développement du Service Universel (FDSU), représenté par son Directeur Général Paterne Binene-A-Kadiat, a pris part au panel consacré aux « Infrastructures et Connectivité ».
– Le DG a rappelé que le FDSU est un établissement public chargé de promouvoir les télécommunications et les TIC dans les zones rurales et périurbaines, souvent délaissées par les opérateurs.
– Grâce au soutien du ministre José Mpanda, 50 % de la redevance ont commencé à être perçus cette année, renforçant les moyens du Fonds.
- Le FDSU a défini une stratégie en trois axes :
1. Expansion de la connectivité pour réduire la fracture numérique.
2. Littératie numérique afin de favoriser l’inclusion et l’usage des TIC.
3. Accès aux services universels et essentiels, garantissant que chaque citoyen puisse bénéficier des télécommunications.
Le DG a insisté sur le rôle des infrastructures numériques, désormais considérées comme des infrastructures critiques, et sur la nécessité de les protéger dans un cadre collaboratif impliquant tous les acteurs. Les infrastructures constituent le socle du développement du numérique : sans elles, il est impossible de parler de la digitalisation de la nation, surtout que le Chef de l’État veut une nation digitalisée d’ici 2030. La première chose relevée dans ce panel est la disparité territoriale qui se fait sentir à travers la collectivité. C’est pour cela que le Fonds de Développement du Service Universel a été créé par la loi, afin de combler ce déficit et de réduire la fracture numérique.
Pour assurer le bon déroulement et la mise en œuvre des recommandations, plusieurs commissions ont été créées dans ces États généraux des Postes et Télécommunications :
- Logistique
- Protocole
- Communication et presse
- Secrétariat technique
- Santé et sécurité
Ces commissions devront proposer des solutions concrètes, opérationnelles et mesurables.
Le ministre José Mpanda a fixé cinq résultats majeurs à atteindre :
1. Moderniser le secteur des postes et télécommunications.
2. Réformer en profondeur le cadre légal et réglementaire.
3. Attirer les investissements publics et privés.
4. Promouvoir l’inclusion financière et sociale.
5. Réduire la fracture numérique et garantir la connectivité des 145 territoires du pays.
Les EGPT 2026 marquent un tournant stratégique pour l’avenir numérique de la RDC. Ils posent les bases d’un secteur modernisé, inclusif et performant, capable de soutenir la croissance économique et le développement social. L’objectif affiché par le Chef de l’État est clair : parvenir à une nation digitalisée d’ici 2030, en s’appuyant sur des infrastructures solides et une coopération renforcée entre acteurs publics et privés.